samedi 7 juin 2008

Un bâtiment unique... pour un site symbolique

L'architecte Marcel Breuer l'avait bien pressenti, le site du Plan du Bois situé sur la commune de La Gaude, représentait bien un lieu idéal pour les chercheurs d’IBM. Calme, beauté, proximité de l’aéroport de Nice, tous les ingrédients étaient là pour accoucher d’un magnifique projet en X. Plus tard l'UGECAM fit un choix judicieux pour offrir un cadre propice à la rééducation/formation aux handicapés. Aussi nous devons-nous aujourd’hui d’œuvrer dans ce sens. Il est seulement regrettable de voir une société industrielle de torréfaction de café, s’obstiner à vouloir s’implanter sur ce site, certaines nuisances liées à son activité de production étant inévitables et dommageables. Il serait sage pour l’avenir de préserver les atouts de ce lieu symbolique en respectant notamment l’avis de la population exprimé lors de l’enquête publique et les conclusions du commissaire enquêteur.

Vous trouverez ci-dessous un peu d'histoire sur le bâtiment d'IBM.


Le Bâtiment IBM de la Gaude, Patrimoine du XX e siècle.


En novembre 2000, le ministère de la culture a accordé, le label « patrimoine du XX e siècle » à l’ensemble architectural IBM de la Gaude.

Ce bâtiment, construit en 1961 est signé Marcel Breuer, une des personnalités les plus représentatives et les plus influentes de l’architecture et du design du vingtième siècle.

Marcel Breuer, Lasko pour ses amis, né près de Pecs, en Hongrie, a 18 ans en 1920.
Cette année là, il devient étudiant à Weimar, en Allemagne, dans un institut des arts et métiers au nom encore célèbre de nos jours: Le Bauhaus. Le Bauhaus est à l’origine d’un courant artistique concernant surtout l’architecture et le design, il reste, aujourd’hui encore, un symbole de modernisme.

Marcel Breuer, une fois ses études terminées, deviendra l’un des maîtres du Bauhaus, associé à son fondateur, Walter Gropius. C’est à cette époque qu’il crée sa célèbre chaise, la « Vassili chair », pour son ami, le peintre Vassili Kandinski, en tubes d’acier pliés et cuir, dont les lignes restent d’une époustouflante modernité.

Le Bauhaus est fermé en 1933 par les Nazis. Breuer, d’origine juive, se réfugie alors d’abord à Londres, puis ensuite aux USA en 1937, où il crée son propre bureau d’architecture. Une de ses maisons, aux lignes innovantes, à la toiture en forme d’aile de papillon est construite dans les années 50, dans les jardins du MoMA de New York, en tant que maison de démonstration, où elle fait sensation.

La première réalisation de Marcel Breuer en France est le siège de l’Unesco, à Paris, construit en 1953. Cette œuvre marque un tournant dans sa carrière car il adopte dorénavant le béton comme premier matériau, devenant ainsi un des maîtres d’un courant architectural appelé le Brutalisme.

En 1960, Marcel Breuer est chargé de la réalisation du centre IBM de la Gaude, un X géant dans les pins, ouvert sur la nature et le paysage. Il a toujours affirmé que le bâtiment IBM était son oeuvre la plus réussie.

En France, d‘autres réalisations sont signées Breuer, telles que la station de sports d’hiver de Flaine, (1960) ainsi qu’une résidence privée, près de Deauville, la villa Sayer. Cette demeure, construite entre 1973 et 1975, sur des plans datant de 1959, destinés à l’origine à une maison pour l’acteur Peter Ustinov, mais non réalisée, a été classée monument historique, dès 1992.

La Gaude peut s’enorgueillir de posséder sur son territoire le bâtiment IBM, déjà labellisé patrimoine du XX e siècle. IBM est l’oeuvre dont Marcel Breuer était le plus fier. Cette réalisation, représentative d’une époque et d’un courant architectural mériterait indéniablement de devenir aussi monument historique.

Marcel Breuer est décédé à New York le 1er juillet 1982.

Pour plus d'informations parcourir le livre "La Gaude, mémoire en images", publié en 2004 aux éditions Sutton.

dimanche 1 juin 2008

Le « grand projet Malongo » : un non sens

Dans une période plutôt agitée, où le prix du gasoil et de l’essence ne cesse de flamber, où les transports devraient être optimisés et l’environnement respecté, certaines personnes osent encore parler de développement durable et d’intégration dans l’environnement lorsqu’ils parlent du « grand projet Malongo ». De qui se moque-t-on ? Des Gaudois c’est certain, mais aussi des habitants du Moyen Pays Niçois et des Niçois eux-mêmes.

Quelle brillante idée que d’installer « une cité du Café » pour ne pas dire « usine de torréfaction [1] » sur un site totalement inadapté au développement d’activité industrielle, à proximité d’une magnifique forêt, d’un centre de recherches, d’un centre dédié à la rééducation/formation d’handicapés, d’habitations et en face de beaux villages perchés, avec Saint-Jeannet, Gattière, Carros et les Baous.

La portée d’un tel projet a parfaitement bien été mesurée, notamment par des experts du tourisme et du développement économique. Aucune création d’emplois au départ, une altération de l’image de sites touristiques des Alpes-Martimes, des nuisances à venir… sans parler de la colère des habitants.
Si l’on continue dans cette voie là, on finira par compromettre ce qui a fait la notoriété de la Côte d’Azur. Les intérêts personnels à court terme ne devraient plus aujourd’hui prédominer sur des objectifs de développement à long terme. Il s’agit de se comporter en être responsable pour le bien être et le devenir des futures générations.


[1] Un projet de 23 000 m² bâtis, avec dans le permis de construire une usine de torréfaction, des locaux de stockage et des bureaux, en résumé cela représente le transfert de l'unité de production et du siège social de Carros. Il est étonnant de constater que depuis maintenant trois ans, la société en question n’a procédé à aucune modification de son permis de construire afin de montrer son intention de réaliser un amphithéâtre, un musée, une crèche (au sein d’une usine classée), justifiant ainsi l’appellation de « cité du café ». Côté laboratoire de recherche on parle d’une poignée d’ingénieurs et de techniciens.

samedi 29 mars 2008

Nous sommes tous concernés...

Vous pouvez penser que la transplantation d'une usine de torréfaction sur la ZAC d'IBM ne vous gênera pas:


" C'EST FAUX "

De nombreuses nuisances existeront et personne ne peut le nier : pollution, risque d'incendie, bruit et danger sur les routes. Une usine classée a sa place sur les zones industrielles.


Certains pensent que le combat est terminé, c'est faux. Nous vous rappelons que le dossier est en justice, devant 3 tribunaux:

- Plusieurs recours devant le Tribunal Administratif.

- En attente de jugement à la Cour d'Appel de Marseille.

- Procédure également au Conseil d'Etat.

L'ASEZAT défend votre environnement depuis maintenant 2 ans et demi.

Nous devons croire en la justice française et refuser toutes informations non fondées ou menaçantes.


Venez nous rejoindre afin de nous aider à défendre aujourd'hui votre environnement et celui des générations à venir.

Bulletin d'adhésion 2008



Si vous voulez soutenir l'association voici le bulletin d'adhésion. Cliquez sur l'image et faites "Fichier", "Imprimer".




mardi 19 février 2008

RUMEUR, VOUS AVEZ DIT RUMEUR ! ! !

Pour une fois la rumeur est vraie !

Suite à des appels téléphoniques et courriers, nous nous devons de vous expliquer les raisons à l'origine de la suppression des articles du blog.

Nous regrettons Mesdames, les 203 (ou plus) mères et grand-mères de 45 à 95 ans de St JEANNET et de LA GAUDE, de n’avoir pu continuer à héberger sur notre blog votre courrier, que vous aviez adressé au Ministre de l’Intérieur. Ce dernier était amusant et il exprimait bien la liberté d’expression, valeur fondamentale de la démocratie française.

Malheureusement, il est exact que l’association par l’intermédiaire de sa présidente a reçu une lettre de M. BLANC, Directeur général de MALONGO, la mettant en demeure de retirer votre courrier en la menaçant de procédure judiciaire adéquate.

Nous avons confié cette lettre à nos avocats et nous avons jugé préférable d’enlever votre courrier ainsi que les commentaires relatant les faits lors de la pose de la première pierre.

Sachez Mesdames que nous le regrettons sincèrement.


CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION EUROPÉENNE

Article 10
Liberté de pensée, de conscience et de religion

1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.
2. Le droit à l'objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent l'exercice.

Article 11
Liberté d'expression et d'information

1. Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières.
2. La liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.

Article 12
Liberté de réunion et d'association

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association à tous les niveaux, notamment dans les domaines politique, syndical et civique, ce qui implique le droit de toute personne de fonder avec d'autres des syndicats et de s'y affilier pour la défense de ses intérêts.
2. Les partis politiques au niveau de l'Union contribuent à l'expression de la volonté politique des citoyens de l'Union.


CONSTITUTION FRANCAISE CHARTE DE L'ENVIRONNEMENT

Article 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Article 2. - Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement.
Article 6. - Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social.
Article 7. - Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement.

dimanche 3 février 2008

Une manifestation peu commune pour la pose d'une première pierre








Dans le Nice-matin du vendredi 1er février 2008, édition Cagnes, Vence… on pouvait lire « Les opposants toujours dans l’attente des résultats de leur requête ».






Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789
Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen.

Art. 1er. -Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Art. 10. -Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.
Art. 11. -La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Art. 12. -La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

On ne devrait jamais tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir. Si vous le faites, vous le multiplierez par deux. Mais si vous l'affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié. Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme. Winston Churchill

lundi 24 décembre 2007

Compte rendu de l'assemblée générale extraordinaire du 22 Novembre 2007


Compte-rendu de séance de l’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) de l’Association de Sauvegarde de l’Environnement de la Zone d’Activité Technologique du Plan du Bois à La Gaude (ASEZAT)

Séance tenue le jeudi 22 novembre 2007 à partir de 19H00 dans la salle Louis Feraut sous les arcades située à coté de la mairie de La Gaude

Ouverture de l'Assemblée générale de lASEZAT à 19H08.

Désignation d'un secrétaire Monsieur SCOTTO et d'un scrutateur Monsieur MARTIN.

La présidente expose les motifs de la réunion et présente les conseils qui assistent à cette réunion : Maître BOITEL et Maître AONZO.

Les avocats font un exposé des différents points juridiques concernant le permis de construire délivré par le Maire de LA GAUDE pour la création de l'usine MALONGO.

Monsieur NIRASCOU prend également la parole et émet un certain nombre d'observations sur le permis de construire.

L' assemblée générale à l'unanimité des présents mandate et autorise la présidente de l'association Madame Véronique RISTORI à déposer un recours devant le Tribunal Administratif de NICE, afin de demander l'annulation du permis de construire délivré par le Maire de la commune de LA GAUDE le 26 octobre 2007 sous le numéro PC 0606505R0025 au bénéfice de la SARL ANTIGUA (demeurant lotissement industriel départemental 9ème rue - 06510 CARROS) sur un terrain dénommé ZAC IBM LE PLAN DU BOIS commune de LA GAUDE pour une surface nette de 23.928,13 m2 et 28.849,18 m2 à usage de locaux industriels et bureaux.

Le Cabinet de Maître BOITEL avocat au Barreau de NICE est expressément mandaté pour déposer cette requête.

Ces délibérations ont été votées à l'unanimité sans aucune abstention et l'Assemblée générale est clôturée à 20H41.

La présidente Le Secrétaire Le Scrutateur

V. RISTORI P. SCOTTO R. MARTIN